RECONNAISSANCE - n° 106 - Le mensuel d'Univers-site

Editorial : HUBRIS & NÉMÉSIS

Les temps que nous traversons sont intenses et loin des prospères et paisibles périodes que font l’intervalle des pauses rythmiques de l’histoire.

Le Verseau plus souvent dit Uranien est aussi prométhéen. Au-delà des règles, des lois et des codes, le feu volé par Prométhée délivre symboliquement la fonction créatrice de l’Homme. Cette fonction créatrice le place, en conscience, à mi chemin entre l’animalité et la déité comme son corps physique lui-même, dans l’échelle des proportions et l’ordre du monde, le situe, entre l’atome et l’étoile.

Il évolue dans l’intervalle de deux états dont l’un est omniscient et l’autre inconscient.
Son équilibre est fragile comme celui d’un vol aérien entre ciel et terre où sa propre notion du sol importe autant que celle du firmament dont il s’approche et qui l’élève.

Le point de déséquilibre et le risque de la chute se situent là, à cet endroit précis, où l’intelligence, en rupture, s’engage dans l’outrance, la démesure et l’outrage. C’est l’Hubris grecque dont la conséquence est Némésis, la vengeance et la destruction. Le rappel est celui de la mesure en toute chose du « pan metron » grec où de la « voie du milieu » Bouddhiste, ou simplement de la place responsable que nous occupons dans l’univers et son mouvement auquel nous ne pouvons que participer. La méthode du mi- point, examinée par Marcel Bélanger, nous fait d’une certaine façon ce rappel à l’équilibre.

La lunaison Verseau évoquée par Catherine Verept nous montre une incitation au partage de valeurs universelles. Seront-elles celles outrancières du « mondialisme » et de son uniformité ou au contraire celles des nations et des Hommes, celles des richesses de leurs variétés, de leurs cultures et de leurs racines singulières et plurielles répondant à un même ciel et à une même profondeur?

Nous vivons, les préludes d’une ère dont nous allons maintenant déterminer le futur degré de clarté ou d’obscurité. Comme l’exprime Anna Maël, les convulsions que nous connaissons de l’humanité ne nous garantissent que la certitude d’un effort supplémentaire à fournir. Celui d’une conscience plus large passant par notre arrachement au confort anesthésiant d’un modernisme satisfait. Un effort entier, global, communautaire et à la fois indubitablement unitaire et individuel. Un effort où la participation de chacun est appelée et requise, un effort qui a besoin de tous.

Le verseur d’eau est verseur d’une eau vive lorsqu’il est au bon endroit et au bon moment. Il ne verse rien et ne fait rien circuler que sa propre hallucination lorsqu’il ignore l’origine et le sens de ce qu’il distribue. La prochaine éclipse de Lune décrite par Roberte-Agnès Favrole, devrait être l’instant propice de ce réajustement en conscience, à la fois individuel et collectif. Chacun pourra, durant cet instant, sentir sa place et le poids de celle-ci dans un ensemble, à la fois, qui le détermine et qu’il détermine à son tour.

E.D.- Février 2008

RECONNAISSANCE 106 - Février 2008 - 38 pages


1 - Editorial Par Eric Destère
2 - La lunaison Par Catherine Verept
3 - L’individuniversel Par Anna Maël : L’être du cinquième règne réalisé
4 - Les mi-points Par Marcel Bélanger : introduction à la méthode des mi-points
5 - Éclipse de lune Par Roberte-Agnès Favrole: Éclipse de Lune du 21 février 2008
6 - Uranus Par Charles Vouga: Uranus opposée aux autres planètes


RECONNAISSANCE, le mensuel d'Univers-site est mis à disposition des abonnés sur la plate-forme Bibliothèque du forum d'Univers-site et est disponible sur la boutique d'Univers-site, rubrique Publications électroniques

Retour vers Univers-site . Forum